Bilan des marchés au 1er semestre 2026 : la diversification continue de porter ses fruits

Le premier semestre 2026 s’est achevé sur des performances globalement positives pour la plupart des classes d’actifs, malgré un contexte économique, monétaire et géopolitique qui demeure exigeant.

Les marchés actions ont poursuivi leur progression, soutenus par la résilience de l’économie américaine, la solidité du marché de l’emploi et des résultats d’entreprises globalement satisfaisants. Les marchés européens ont également confirmé leur regain d’attractivité, bénéficiant d’un certain rattrapage des valorisations par rapport aux États-Unis ainsi que du soutien progressif des investissements.

Les investisseurs semblent par ailleurs élargir progressivement leur champ d’intérêt au-delà des seules grandes valeurs technologiques américaines, favorisant davantage de diversification géographique et sectorielle. Cette évolution contribue à élargir les moteurs de performance, même si certains segments conservent des niveaux de valorisation élevés invitant à la sélectivité.

D’une manière générale, on peut donc dire que le conflit en Iran a pour le moment été pour partie ignoré par les marchés qui présument d’un dénouement à présent rapide.

Les marchés émergents retrouvent également une place plus importante dans les allocations. Après plusieurs années de sous-performance relative, ils présentent aujourd’hui des valorisations souvent plus modérées que les marchés développés, tout en bénéficiant, dans de nombreux cas, de fondamentaux budgétaires et démographiques plus favorables.

Du côté obligataire, les rendements demeurent attractifs et permettent aux investisseurs de retrouver une source de diversification et de performance qui avait largement disparu durant la période de taux nuls. Les obligations d’entreprises de qualité continuent notamment d’offrir un couple rendement/risque intéressant, même si les marchés restent sensibles à l’évolution des politiques monétaires.

Les banques centrales conservent en effet une approche prudente face aux risques inflationnistes, notamment liés aux tensions sur l’énergie. Les anticipations de baisse de taux qui dominaient encore les marchés il y a quelques mois apparaissent désormais plus incertaines à moyen terme.

Les matières premières ont connu des évolutions plus contrastées. L’or a récemment reflué, justement dans la perspective de politiques monétaires plus restrictives. En revanche le rôle traditionnel de valeur refuge face aux tensions géopolitiques et aux interrogations croissantes concernant la soutenabilité des finances publiques de nombreux États développés va perdurer à long terme.

Enfin, les marchés obligataires demeurent particulièrement attentifs à l’évolution des déficits publics et des niveaux d’endettement. Dans plusieurs grandes économies développées, ces sujets constituent désormais un facteur d’influence majeur sur les taux souverains.

À l’approche du second semestre et à moins d’un an de l’élection présidentielle française, les échéances politiques pourraient également alimenter la volatilité des marchés financiers français au gré des sondages et des propositions économiques avancées durant la campagne.

Dans cet environnement, notre approche reste inchangée : privilégier des allocations diversifiées, sélectives et résolument orientées vers le long terme afin de tirer parti des opportunités offertes par les différentes classes d’actifs tout en conservant une capacité de résistance en cas de regain de volatilité.

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